AgiLeMans 2018

En effet, il y a ces hallucinations. En effet, la communication est un processus complexe qui donne l’illusion à deux hallucinés de transmettre des éléments. En effet.
Je crois en ces hallucinations pour les expérimenter moi-même, les expérimenter sur les autres. Cela semble vrai avec toutes les prudences que ceux qui ont vu cette dernière version du projet Aristote peuvent imaginer dans mon usage du mot vrai.

Mais cela n’est pas contradictoire avec l’émerveillement. Cela n’est pas contradictoire et c’est merveilleux. C’est d’un raffinement extrême, d’une jouissance absolue. Cette complexité extrême provoque des hallucinations capables de nous conduire à la poésie. A cette vision du monde comme seule permet la poésie. Nous faire ressentir à travers des mots ce qu’on ne peut pas exprimer avec des mots. Nous permettre, contre toute attente, à ressentir ce merveilleux, cet inattendu, cet au delà des attentes. J’ai eu aujourd’hui beaucoup de cadeaux. Des attentions si chères et précieuses. Du partage, des sourires, des apprentissages. Des hallucinations sans doute, mais quel ressenti prodigieux. Et quel cadre merveilleux mis à notre disposition par les organisateurs. Merci à eux. Merci. Un merci appuyé à Damien, aussi pour le détour !

Je cherchais à travers Esther, mon extraordinaire complice du jour, une revisite du projet Aristote, une nouvelle vision du quoi, du comment ce projet. Mes attentes ont été dépassées. Surclassées. Et tout ceci ajouté est absolument fantastique. Mais en sortant du tumulte, du bruit, de la foule qui perturbe nos signaux intérieurs, dans ce chemin vers la gare, m’est apparu, (autre hallucination ?) le plus beau de ses cadeaux. Esther m’a fait m’interroger sur le qui, qui je suis. Elle a fait son boulot de coach finalement, comme ça, simplement et avec beaucoup d’efficacité. Merci infiniment Esther. Tu m’as donné à me souvenir que ce n’est pas seulement ce que nous faisons qui doit être changé, mais surtout nous même.

La vie est une propriété émergente. Elle apparaît quand entre en complexité, en interaction, un certain nombre d’éléments autonomes et dont aucun n’est vivant. C’est cette même émergence, incontrolable, non prévisible, non reproductible, qui est apparu ce matin sur cette scène partagée. Deux éléments qui entrent en raisonnance. « L’onde qui fuit par l’onde incessament suivi. » écrivait Victor Hugo à propos de la vie. Il y a de ce ressenti là. Nous ne nous connaissions pas avec Esther avant ce travail sur le projet Aristote. Avons dû échanger 2 à 3 heures par téléphone pour préparer cette revisite. Echanger une dizaine de mails. Rien de plus. Rien de plus, si ce n’est une écoute attentive de l’autre pendant la session, une découverte curieuse aussi de ce que proposait l’autre. Deux éléments autonomes, une émergence.

Merci aux voyageurs qui ont partagé ce moment avec nous. Merci pour votre participation riche, vos retours, si précieux. Merci. Merci aux time keeper et scriber dont mes hallucinations me rendent inaccessible les noms.

Un grand merci à mes camarades habituels de jeu qui se reconnaitront, pour leur présence, leur apport, leur contribution, chacun à sa façon. Mes camarades, Stéphane, Nicolas et Romain qui ont contribué à ce que cela soit possible. très chouette cette aventure au sein de Gfi. A Perrine qui m’éblouit toujours et à chaque fois. A Kervin, si efficace et si simple. A ceux que j’oublie.

Alors bien sur, il y a les hallucinations. En effet, la communication est un processus complexe qui donne l’illusion à deux hallucinés de partager des éléments. Bravo Christian de l’avoir si bien illustré. En effet. Mais quand même. Quand même. Ce fut une chouette journée. Et quand même. Quand même. MERCI !

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